Parlonsinfo vous propose, en ce dimanche soir, de revenir sur ce qui a marqué l’actualité de cette semaine de mai, en France et dans le monde.

« Quim Torra » élu président de la Catalogne

À 55 ans, l’éditeur et écrivain indépendantiste Joaquim Torra, dit « Quim Torra » a été élu président de la Catalogne, lundi 14 mai, avec 66 voix pour, 65 contre. Carles Puigdemont avait annoncé, jeudi 10 mai depuis Berlin, qu’il se retirait de la course à la présidence de la Generalitat. Pour le remplacer, l’ex-président catalan exilé avait proposé le nom de Joaquim Torra i Pla, député de la circonscription de Barcelone.

Joaquim Torra. Crédit : Òmnium Cultural(Wikipedia Commons, licence CC)

Joaquim Torra. Crédit : Òmnium Cultural (Wikimedia Commons, licence CC)

« Nous serons fidèles au mandat du référendum d’autodétermination du 1er octobre : construire un Etat indépendant, une République », a promis le président catalan fraîchement élu à la suite d’un second vote. Une première élection avait eu lieu deux jours plus tôt, samedi 12 mai, mais « Quim Torra » avait échappé à deux voix près de la majorité absolue (68 voix sur 135). Lundi 14 mai, en raison de l’abstention de quatre députés du petit parti d’extrême gauche Candidature d’unité populaire (CUP), Joaquim Torra est devenu président de la région catalane, en remportant l’élection à la majorité simple (66 voix contre 65).

Peu connu du grand public, Joaquim Torra est membre de l’Académie Nationale Catalane depuis 2011. Cette organisation est notamment reconnue pour réclamer l’indépendance de la région. Cette même année, « Quim Torra » protestait, auprès de la Commission européenne, contre la décision d’inconstitutionnalité partielle du nouveau statut d’autonomie de la Catalogne de 2006. Cette requête a été rejetée en 2012.

Donald Trump tient sa promesse et déplace l’ambassade américaine à Jérusalem

C’était une promesse de campagne, Donald Trump l’a tenue. Lundi 14 avril, l’ambassade des Etats-Unis a été transférée de Tel-Aviv à Jérusalem, puis elle a été inaugurée par le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, la fille de Donald Trump et conseillère à la présidence, Ivanka Trump ainsi que son mari, Jared Kushner.

Le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, accompagné de son épouse Sara Netanyahu, posant pour une photo avec la fille de Donald Trump, Ivanka Trump et son mari Jared Kushner devant l'ambassade des Etats-Unis à Jérusalem. Crédit : U.S. Embassy Jerusalem. Licence CC Wikicommons

Le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, accompagné de son épouse Sara Netanyahu, posant pour une photo avec la fille de Donald Trump, Ivanka Trump et son mari Jared Kushner devant l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem.
Crédit : U.S. Embassy Jerusalem. Licence CC Wikimédia Commons

Un événement lourd en conséquences mais qui s’inscrit dans la suite logique de la politique menée par Donald Trump, qui a reconnu en décembre 2017, la ville de Jérusalem comme étant la capitale de l’État d’Israël. Peu avant la cérémonie d’inauguration, des heurts violents se sont déchainés entre israéliens et palestiniens, causant la mort de nombreux civils palestiniens, opposés au transfert de l’ambassade à Jérusalem.

La localisation de l’ambassade des États-Unis est toutefois un vieux sujet-outre atlantique puisque son transfert a été décidé il y a plus de 20 ans, lorsque le Congrès américain a voté en 1995 le « Jerusalem Embassy Act ». Ce texte prévoyait que Jerusalem devrait être reconnue comme étant la capitale d’Israël et que l’ambassade américaine devrait être transférée à Jérusalem au plus tard le 31 mai 1999.

L’unité de Jérusalem figurait parmi les promesses de campagne des prédécesseurs de Donald Trump, à savoir Bill Clinton, Georges W. Bush ou encore Barack Obama mais aucun n’a pris la décision d’acter le déménagement de l’ambassade américaine et de reconnaitre de facto, Jerusalem comme étant la capitale d’Israël.

Etats-Unis : une énième fusillade dans un lycée fait 10 morts au Texas

Un élève de 17 ans a ouvert le feu dans son lycée de Santa Fe, au sud-est de Houston (Texas), vendredi 18 mai au matin, faisant dix morts et dix blessés. Le tireur a été arrêté. Le président américain, Donald Trump a dénoncé une « attaque horrible ».

L’auteur de l’attaque, Dimitrios Pagourtzis, élève au lycée de Santa Fe âgé de 17 ans, portait un long manteau noir, cachant un fusil et un revolver quand il est entré dans une salle de classe. « C’était plutôt calme pendant quelques secondes et puis on a entendu quelqu’un tirer ‘pow, pow, pow’. Et tout le monde a paniqué », a raconté à l’AFP Hunter Mead, 14 ans. Le tireur a été arrêté et placé en garde à vue, avant d’être présenté à la justice vendredi soir.

Selon le gouverneur du Texas, Dimitrios Pagourtzis a laissé des explosifs dans une maison et un véhicule Des informations ont également été trouvées « dans ses journaux sur son ordinateur et son téléphone » et montrent que l’adolescent avait planifié son geste et envisageait de se suicider. Les autorités ajoutent que le lycéen avait récemment publié une photo sur Facebook, d’un t-shirt noir barré des mots « Né pour tuer ». Le gouverneur a toutefois considéré que les signaux qui auraient pu avertir d’un passage à l’acte étaient « soit non-existants, soit très imperceptibles ».

34 prêtres chiliens présentent leur démission au Pape François

C’était en janvier dernier. Le pape Français était accueilli par des banderoles « Francisco, nous avons des preuves d’actes de pédophilie » lors de sa visite au Chili et avait défendu l’évêque chilien Juan Barros, soupçonné d’avoir couvert le père Fernando Karadima. Le religieux est accusé par plusieurs hommes de pédophilie mais n’a jamais été jugé, les actes étant aujourd’hui prescrits.

Après ces événements, le Pape s’était excusé et avait condamné les actes pédophiles. Depuis 2015 et la nomination de Juan Barros comme évêque d’Osorno (sud du Chili), les contestations s’élèvent dans le pays. C’est dans ce cadre qu’il a reçu vendredi dernier des évêques chiliens pour évaluer leur responsabilité dans la dissimulation du scandale. 34 d’entre eux lui ont remis leur démission : « Nous, tous les évêques présents à Rome, avons remis nos postes entre les mains du Saint-Père afin qu’il décide librement pour chacun d’entre nous ». « Nous voulons demander pardon pour la douleur causée aux victimes, au pape, au peuple de Dieu et à notre pays pour les graves erreurs et omissions que nous avons commises » ont-ils en outre déclaré. Le Pape n’a pas donné de précisions sur la nature des éventuelles sanctions pour ceux qui auraient gardé le silence sur ces actes pédophiles et d’agressions sexuelles.

Le Pape François
Crédit : Claude Truong-Ngoc (Wikimedia Commons, licence CC)

 

They said : « I will » !

Le Prince Harry et l’actrice américaine Meghan Markle se sont mariés hier en la chapelle St-George de Windsor. Ils deviennent duc et duchesse de Sussex. Harry et son frère William, témoin, sont arrivés en tenue militaire, comme le veut la tradition. En l’absence de son père, retenu aux États-Unis pour raisons médicales, la jeune femme en robe Givenchy a été amenée à l’autel par son beau-père, le prince Charles. Elle portait un voile orné d’une tiare appartenant à la famille royale. Le chef de l’église anglicane américaine, Michael Curry, a été convié et n’a pas manqué de surprendre avec son discours enflammé, loin de la réserve britannique habituelle. Un chœur a d’ailleurs interprété le standard « Stand by Me » de Ben E. King. Après la cérémonie, les jeunes mariés ont paradé en landau dans les rues de Windsor, saluant les quelque 100 000 personnes venues admirer l’événement.

Meghan Markle et Prince Harry. Crédit :  Licence CC, Mark Jones, Wikimédia Commons)

Meghan Markle et Prince Harry. Crédit : Licence CC, Mark Jones, Wikimédia Commons)

Après une réception organisée par la Reine, la soirée s’est poursuivie à Frogmore House, où le prince Charles a tenu à organiser une fête pour le couple princier. Ils ont pour l’occasion changé de tenue : robe Stella McCartney pour Meghan, costume et nœud papillon pour Harry.

La Palme d’or est japonaise

Le réalisateur japonais Hirokazu Kore-eda s’est vu attribuer la prestigieuse récompense cannoise pour son film « Affaire de famille ». Il a affirmé que cette récompense lui donnait « beaucoup de courage ». Une Palme d’or spéciale a été attribuée à Jean-Luc Godard, officiellement pour son film « Le livre d’images », mais qui vise plus particulièrement à rendre hommage à l’ensemble de son œuvre, souvent saluée, mais jamais récompensée sur la Croisette.

Côté Grand Prix, c’est Spike Lee qui l’emporte avec « BlacKkKlansman », qui retrace l’histoire vraie d’un policier noir infiltré au sein du Ku Klux Klan. Le Prix du Jury est libanais, pour Nadine Labaki et son « Capharnaüm ».

Les prix d’interprétations sont allés à l’actrice kazakhe Samal Yeslyamova pour son rôle dans « Ayka »  de Sergey Dvortsevoy et à Marcello Fonte, acteur dans le film « Dogman » de Matteo Garrone.

Les 23 Bleus en Russie sont désormais connus 

Le 17 mai, Didier Deschamps, sélectionneur de l’équipe de France de football, a annoncé la liste des 23 joueurs retenus pour participer à la Coupe du Monde, qui débutera le 14 juin prochain. Du côté des surprises, on note Steven N’Zonzi parmi les milieux et Florian Thauvin en attaque. Finalement, les nombreux absents ont plus fait parler que les appelés : Payet, Rabiot, Debuchy, Lacazette, autant de noms qui avaient leur chance et que le sélectionneur n’a pas retenu. Le groupe commence l’entraînement et affronte dès le 28 mai l’Irlande en match de préparation. Coup d’envoi de la compétition pour les Bleus le 16 juin, face à l’Australie.

Accord de gouvernement trouvé en Italie

Jeudi 17 mai au soir, le Mouvement 5 étoiles (M5S) et la Ligue, les deux partis politiques italiens arrivés en tête des élections législatives du 4 mars, ont annoncé être parvenus à un accord de gouvernement pouvant leur permettre de former une coalition. Les membres des deux partis ont voté vendredi pour le M5S et au cours du week-end pour les partisans de la Ligue. Si ce vote est validé, il sera présenté ce lundi au président italien, Sergio Mattarella. Il a été annoncé que ni Luigi di Maio, dirigeant du M5S, ni Matteo Salvini, secrétaire général de la Ligue, ne seraient désignés chef du gouvernement. Aucun autre nom n’a été avancé pour ce poste ni pour les autres membres du gouvernement.

Les deux partis ont dévoilé vendredi la version définitive de leur accord de gouvernement, qui vise à faire baisser les impôts des particuliers et des entreprises. L’instauration d’un « revenu de citoyenneté » pour les personnes les plus démunies et inspiré du programme du M5S, est également prévue. Les deux formations prévoient également de baisser l’âge de départ à la retraite, d’accélérer l’examen des demandes d’asile et d’expulser de manière systématique les migrants déboutés.

Les deux partis remettent en cause le fonctionnement de l’Union européenne. Ils souhaitent négocier une révision de la règle qui fixe la limite de déficit public à 3 % du PIB, pour pouvoir s’en affranchir. Les deux formations souhaitent que soient levées une partie des sanctions européennes imposées à la Russie en raison de son annexion de la Crimée en 2014.

Marie Sénéchal, Caroline Robin, Marianne Chelou & Lara Baranowski