Depuis quelques semaines, la colère monte chez les étudiants en soins infirmiers qui multiplient les manifestations.

Les élèves infirmiers sont dans la rue pour défendre la possibilité d'effectuer des stages dans les cliniques privées. (Image FNESI)

Les élèves infirmiers sont dans la rue pour défendre la possibilité d’effectuer des stages dans les cliniques privées. (Image FNESI)

Suite à l’annonce de la suspension des stages dans les services de cliniques privées de la fédération de l’hospitalisation privée (FHP) de grands mouvements contestataires ont vu le jour. La FHP suspendrait à partir du 1er mars 2014 l’accueil de près de 30000 étudiants. Or le stage est obligatoire pour valider la fin de la formation de ces étudiants.

L’origine de la décision de la FHP est une réponse face au projet de tarification du gouvernement. En effet, la FHP redoute une baisse des tarifs qui sont censés compenser le crédit d’impôt compétitivité (CICE).

La situation semble bloquée. Alors que chaque partie fait valoir son droit, ce sont les étudiants qui en pâtissent. On déplorait déjà une surcharge d’étudiants dans les différents services, mais priver l’accès de ces étudiants aux cliniques privées, c’est compromettre le stage de près de 10000 étudiants.

Les négociations avancent, 85% des étudiants ont été renvoyé vers d’autres structures pour effectuer leur stage” selon Karina Durand, présidente de la FNESI (Fédération nationale des étudiants en soins infirmiers). La FNESI avait rendez vous avec le ministère de la santé les lundi 3 et mardi 4 mars pour réévaluer la situation, alors que la FHP campe encore sur ses positions.

Dans son communiqué de presse du 4 mars 2014, la FHP affirme que la suite de l’affaire repose uniquement sur la prochaine décision du gouvernement : “Nous sommes contraints et forcés de suspendre leur accueil pour que le gouvernement mette fin à des mesures budgétaires, fiscales et administratives inéquitables à notre égard. La clé du conflit est entre les mains du gouvernement. C’est à lui qu’il faut s’adresser.

Mais pour les étudiants qui n’ont pas encore été pris en charge et attendent toujours de pouvoir effectuer leur stage, le mouvement contestataire continue, en attendant des réponses concrètes et la promesse de réhabiliter tous les stages.

Eléonore Caplin