Parlonsinfo vous propose, en ce dimanche soir, de revenir sur ce qui a marqué l’actualité de la semaine, en France et dans le monde.

#JeMarcheLe23 contre les violences faites aux femmes avec #NousToutes

Le collectif féministe #NousToutes a organisé une marche ce samedi 23 novembre dans toute la France pour dénoncer les violences faites aux femmes. Le choix de la date n’est pas anodin, le gouvernement présentera en ce début de semaine les conclusions et mesures issues du Grenelle des violences conjugales, lancé en septembre. Les organisateurs saluent « la plus grande marche de l’histoire de France contre les violences » sexistes et sexuelles » auprès de franceinfo.

Des actions ont aussi eu lieu dans des dizaines d’autres villes pour dénoncer la croissance du nombre de féminicides cette année, 117 le 24 novembre. 49 000 personnes se sont rassemblées à Paris, selon le cabinet Occurrence, et 100 000 selon le collectif. France Bleu annonce 3 000 participants à Rennes, plusieurs milliers à Montpellier, près de 1 000 à Bordeaux et plusieurs centaines à Lyon, Pau, Dijon ou encore Perpignan. Des partis politiques, syndicats et associations se sont mobilisés, ainsi que des groupes étudiants. Muriel Robin, Julie Gayet ou Alexandra Lamy ont mené la marche, pour les personnalités.

Un cortège « non mixte » a aussi été mis en place, une nécessité pour les femmes ayant été victimes de violences mais souhaitant participer à l’événement. Les manifestants demandent plus de moyens, notamment financiers, pour lutter contre les violences faites aux femmes. « L’instauration d’un brevet de la non-violence obligatoire pour tous les collégiens, une plus large utilisation de l’ordonnance de protection, la formation de tous les professionnels au contact des victimes et la mise en place de tribunaux dédiés pour juger ces faits plus rapidement » ont été étudiés par le gouvernement lors du Grenelle contre les violences conjugales. Les participants attendent beaucoup des annonces à venir.

Hôpital public : un plan d’urgence du gouvernement jugé insuffisant 
Mercredi, le gouvernement a annoncé une série de mesures dont le but est d’apaiser la crise des hôpitaux. Il a été annoncé dans un “plan d’urgence” la création de primes annuelles d’environ 300 euros, qui peuvent concerner jusqu’à 600 000 professionnels, avec comme objectif de récompenser l’engagement. De même pour les infirmiers et les aides soignants de Paris et de la petite couronne, qui gagnent moins de 1 900 euros par mois, et qui auront droit à une prime annuelle de 800 euros net par an.
Un financement supplémentaire de 1,5 milliard d’euros sur trois ans a également été planifié. En plus de ce financement, « Dix milliards d’euros de dette seront repris sur trois ans, ce qui permettra de restaurer l’équilibre financier des établissements” a annoncé Edouard Philippe. 
Ces mesures ont été jugées insuffisantes et décevantes pour le personnel hospitalier. Ils dénoncent premièrement le fait que le salaire net moyen de la fonction publique hospitalière (FPH) n’a que peu progressé ces dernières années. “J’ai un salaire gelé depuis plusieurs années, 1 640 euros (…) Pourquoi à Paris et en Ile-de-France et nous non ? » déplore Carine Linza, aide-soignante au CHU de Nice, sur France 3.
De plus, le gouvernement n’a pas pris de mesures concrètes en ce qui concerne la suppression des lits et le manque de place pour hospitaliser les patients. 

Le Premier ministre a proposé des mesures après huit mois de grève dans les hôpitaux. Crédits : Testeur 160 (Licence CC – Wikimedia Commons)

Les soignants réclamaient également « la création de 10 000 postes – infirmiers et aides-soignants – sur 550 hôpitaux en France », indiquait en juin un infirmier, membre du collectif Inter-urgences, au Parisien. Tous dénoncent une surcharge de travail, et demande l’ouverture de nouveaux postes. 
Justin Breysse, président de l’Isni, le principal syndicat d’internes, a appelé mercredi à une grève « dure » et « illimitée » des internes dans les hôpitaux à partir du 10 décembre. Le syndicat national des professionnels infirmiers ont également appelé tous les salariés de l’hôpital public à se mobiliser « massivement » le 5 décembre. 

Les concurrents de la Mini Transat sont arrivés en Martinique

Cette année, la Mini Transat, une régate de voiliers de 6,50 m en solitaire, avait comme arrivée le port du Marin, et Martinique. Les « ministes ». Une première étape ralliait La Rochelle à Las Palmas, aux Canaries, au début du mois d’octobre. Le départ de la deuxième étape a eu lieu le 2 novembre, pour une traversé de l’Atlantique qui a duré jusqu’à 21 jours pour le dernier participant, Georges Kick, arrivé dans la nuit du samedi 23 novembre.

Les premiers bateaux sont arrivés une semaine plus tôt, avec le vainqueur en bateau prototype, François Jambou, qui a traversé l’Atlantique en douze jours. Le deuxième concurrent à atteindre Le Marin était Ambrogio Beccaria, qui a traversé en treize jours, sur un bateau de série. Les bateaux de série sont ceux qui ont été produits à un certain nombre de reprises, en comparaison des prototypes, qui constituent des essais pour les architectes. En régate, les prototypes ont davantage de libertés techniques que les bateaux de série, comme le droit d’avoir des équipements en carbone, plus léger.

Les podiums des deux catégories sont donc les suivants. En bateaux de série, l’Italien Ambrogio Beccaria remporte cette édition 2019, suivi de Nicolas d’Estais, puis de Benjamin Ferré. En prototype, François Jambou est vainqueur, suivi d’Alex Tréhin puis Morten Bogacki. Néanmoins, sur 87 participants, neuf abandons sont à déplorer, pour divers problèmes techniques, dont des démâtages.

Elections locales sous tension à Hong Kong

Pour la première fois depuis le début de la mobilisation prodémocratie au mois de juin, les hongkongais ont été appelés aux urnes ce dimanche 24 novembre. Les élections de district sont un scrutin local pour élire des conseillers de district. Lors de la dernière convocation de ces élections locales en 2015, la participation s’élevait à 47 %. Selon le quotidien hongkongais South China Morning Post, le taux de participation s’élève cette fois-ci à 69%. C’est un record pour des élections dans la région semi-autonome.

Les deux camps trouvent leurs intérêts dans cet événement : coté establishment, le vote permettrait de calmer la rue les manifestants qui y verraient un autre moyen d’expression que la rue. Côté manifestants, une forte mobilisation pourrait marquer l’attachement des hongkongais à la démocratie, et renforcer la pression mise sur l’exécutif pour trouver une impasse à cette crise sans précédent, et ce malgré le faible enjeu de ce scrutin.

La situation demeure extrêmement tendue quelques jours après les scènes de siège de l’université Polytechnique d’Hong Kong « PolyU ». Selon l’agence de presse Reuters, quelques dizaines de militants restent retranchés sur le campus. La Chambre des représentants des Etats-Unis a également adopté mercredi 20 novembre un texte réaffirmant le soutien de Washington aux droits de l’homme et à la démocratie à Hong Kong.

Grégoire Chérubini, Agathe Dijoud, Sarah Fiegel & Marie Lagache